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ah...les penseurs

Je ne pourrai jamais aimer une femme qui se contente de moi. (qui l'a dit ? Boltanski peut-être, ce genre de son, de nom)

Et un homme qui aime une femme qui se contente de lui, peut-on s'en contenter ...
Et une femme qui se contente d'un homme qui aime une femme qui se contente de lui ...

Qu'est-ce qui peut bien decider les gens à vivre par groupe de seulement deux ?

Mystère insondable et d'un intérêt tout relatif.
20.8.08 15:22


heureusement, il y a les morts III

De l'à peu près barthésien...
Aucun dieu ne choisirait pour devise : "je déçois" !
16.4.08 18:08


Révélation

Je n'ai aucune idée de la manière dont on se repose.
Je m'ennuie.
Je reste enfermée la plupart du temps. Cela ne me repose pas. Je ne sais pas pour quel effort à venir je dois me reposer.
Je ne sais pas si je me sens bien ou pas.

Je est un autre.
15.4.08 16:40


heureusement, il y a les morts II

Il y a dans toute trajectoire un passage à vide qui retient le cœur de battre et écartèle le temps.
Julien Gracq, poète.
15.4.08 16:38


heureusement, il y a les morts

Le passeport est la partie la plus noble de l'homme. D'ailleurs un passeport ne se fabrique pas aussi simplement qu'un homme. On peut faire un homme n'importe où, le plus distraitement du monde et sans motif raisonnable ; un passeport, jamais.
Bertolt Brecht, génie comique.
15.4.08 16:36


older once again

Une chambre d'hôtel où trône une télé.
Un bord de canal. Warning. Une inondation. Un officier nazi offre des fleurs. Une blonde sourit. Un homme à chapeau tient un fruit. Un portière seule dans le désert. Un dessin de barque. Un vieil homme se tient la tête. Un marché. Une cagoule rouge. Un homme accroupi devant une bibliothèque. La frontière mexicaine. Le chargement d'un avion militaire. Des bagages sur un tapis roulant. Une ville la nuit. Ecran de télé. Arrière de camion peint paysage. Groupe rouge. Splash. Una semana erotica. Eres demasiado sensible. Femme enceinte. Pied. Noir fumant. Danse de mains. Danse de pieds. Flamenco. Graines et assiette. Extase androïde. Une enfant. Couple effrayant. Homme et femme harnachés. Creatives duties. Bobine de fil et ciseau. Baiser. Mouche. Cendrier coquille Saint-Jacques plein. Rouleau de papier toilette. Homme sans visage. Escalator. Noir et blanc. Avion. Saut.
Cravate.
Maria Callas.
Moi.
Clärchens Ballhaus.
Sauterelle sur une main.
Homme grand et femme déshabillés. Corde. Résille rose.
Miles Davis.

Rien ne change. Jamais.
31.3.08 15:02


Laisser venir

Eléonore Didier, Laisservenir

Sur sa peau, elle a rendossé sa doudoune Miko fétiche. Pose James Bond, main sur le cœur en lieu de gros calibre. Rien que pour l'escabeau de Paris possible. Elle transporte ce branlant phallus, le force et s'en retire, comme démoulée. Elle-même escabeau bascule, compas de coupe, sexe pour axe, césure-désir. Renonce aux lames mais laisse ses traces. Elle glisse. A pas de kangourou, elle fait la roue, elle fait la belle. Laisser venir ? Vieille recette de cuisine, mais ce n'est pas son genre.
Oui, sans doute, la différence entre l'homme et l'animal, c'est la femme.
Jérôme Delatour

Laisservenir a été conçu et interprété par Eléonore Didier les 14 et 15 mars 2008 à Mains d'œuvres.
29.3.08 10:40


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